
Après avoir fait danser les nuits, Caesaria semble aujourd’hui regarder vers le jour. Avec ce nouvel album, le groupe strasbourgeois ouvre une nouvelle page sans tourner celles qui précèdent : le rock, l’électronique, le mouvement et l’énergie collective sont toujours là, mais quelque chose s’est déplacé. Plus solaire, plus intime, parfois traversée de mélancolie, leur musique laisse entrer une autre lumière. Depuis vingt ans qu’ils se connaissent, les membres de Caesaria ont appris à composer ensemble, à se confronter, à se faire confiance et à transformer leurs expériences en matière musicale. Pour ce nouvel album, ils ont choisi d’aller plus loin dans l’intime, de parler de leurs histoires, de leurs joies, de leurs peines et de ce « bordel intérieur » qui nous appartient finalement un peu à tous. Enregistré notamment à Motorbass, lieu mythique de la musique électronique française, puis à Los Angeles avec le producteur Adam Greenspan, ce nouveau disque assume davantage ce qu’ils sont tout en conservant cette envie viscérale de faire bouger les corps. Car chez Caesaria, on peut avoir envie de pleurer en dansant. Et peut-être est-ce précisément là que le groupe trouve aujourd’hui son équilibre : dans cet endroit où l’intime rencontre le collectif, où la mélancolie devient mouvement et où vivre le présent ressemble autant à une fête qu’à une manière de reprendre la main sur le temps. À une semaine de leur retour sur la scène de La Laiterie à Strasbourg, nous avons rencontré le groupe pour parler de lumière, de désir, d’amitié, de musique et de cette nécessité de laisser une trace du présent.
Votre deuxième album était profondément marqué par la nuit, les clubs, l’énergie collective de la fête. Avec ce nouvel album, on a presque l’impression de passer de l’autre côté : de la nuit au jour, vers quelque chose de plus lumineux. Qu’est-ce que ce changement de lumière dit de l’endroit où vous en êtes aujourd’hui ?
Théo : C’est une bonne vision des choses. Au-delà même du titre Solar, on a voulu que cet album soit profondément lumineux, beau et solaire. Il marque un vrai tournant. On a beaucoup écrit sur des choses très intimes : nous, notre vécu, notre histoire, nos joies, nos peines, nos drames. On avait vraiment envie de parler de tout notre bordel intérieur et d’en faire quelque chose qui puisse résonner chez n’importe qui. Et puis on aime écrire des chansons qui peuvent avoir des thématiques fortes, puissantes, consistantes, mais sur des musiques plutôt solaires. Ce qu’on aime le plus ce sont les choses un peu mélancoliques, avec cette sensation d’avoir envie de pleurer en dansant ou en chantant. On est assez fiers de ce qu’on a réussi à faire sur ce doux parfum un peu amer entre le solaire et quelque chose de plus intime, de plus profond. Les deux se rejoignent.
Votre musique donne souvent envie de danser alors qu’elle ne traite pas forcément de thèmes très légers. Pour vous, danser est-ce une manière d’échapper au monde ou, au contraire, d’y être pleinement présent ?
Théo : C’est un peu les deux. On dit souvent qu’on fait du « club rock », donc un mélange entre la musique rock et la musique électronique. On a fondé le groupe autour de cette volonté-là, mais on ne voulait surtout pas faire de la musique uniquement au premier degré. Dans tout ce qu’on écrit, il n’y a rien de gratuit. On écrit sur des choses qui nous sont arrivées, sur notre vie. Donc ramener la danse dans le rock avec le club rock, tout en lui attachant des textes, du sens et des thématiques fortes, c’est ce qui nous intéresse le plus dans l’art et dans la musique. Pouvoir se lâcher, mais en comprenant ce qu’on est en train de faire.
Dans Solar, vous parlez du coup de foudre comme d’une force capable de tout mettre en mouvement. Le vocabulaire de la vitesse, de l’orbite et de l’espace revient beaucoup. Qu’est-ce qui vous intéressait dans cette manière presque cosmique de parler du désir amoureux ?
Théo : On avait vraiment envie de pousser l’imaginaire au maximum, en travaillant autour de tout ce champ lexical de l’espace et de l’univers. C’est quelque chose qu’on n’avait encore jamais fait comme ça. On trouvait intéressant de déplacer les frontières et de chercher une autre manière de parler du désir et du coup de foudre.
Depuis vos débuts avec All We Have Is Now, l’idée de vivre maintenant, de ne pas attendre, traverse votre discographie. Aujourd’hui, que signifie « vivre maintenant » pour vous ?
Théo : Je pense qu’on a quelque chose d’assez profond autour de ça. On est assez mélancoliques, et avec le temps qui avance, on se voit aussi évoluer. Ça fait maintenant vingt ans qu’on se connaît. Je pense que, dans nos textes et notre musique, il y a une vraie volonté de figer un moment donné les choses et de faire en sorte qu’elles restent. On le voit avec toute l’histoire qu’on a avec le groupe, avec les Eurockéennes, le fait d’enregistrer à Los Angeles, d’aller à Londres… Il y a plein de choses qui sont, en fait, des photographies de ce qu’on est à des moments précis. Et à la fin, ça fait un grand diaporama. Je crois que ça motive beaucoup notre écriture : le fait de pouvoir mettre des drapeaux quelque part dans le temps. Et je pense qu’on en a besoin pour mieux comprendre le monde dans lequel on vit, parce qu’il y a énormément de choses qui sont hors de notre contrôle. Reprendre la main sur le présent, c’est peut-être l’un des seuls contrôles qu’on puisse avoir. Et c’est vrai que ça motive beaucoup notre écriture.
Ce nouvel album, vous le voyez comme un nouveau chapitre ou comme la continuité d’une histoire qui n’a jamais vraiment cessé ?
Théo : C’est un nouveau chapitre, mais qui s’inscrit dans la continuité de notre histoire. Ça reste Caesaria, avec ce qu’on a toujours fait et ce qui nous définit, mais les thèmes abordés et la manière de les raconter révèlent une nouvelle facette du groupe. Je trouve que cet album assume encore davantage qui on est. Sur les précédents, on parlait déjà de choses très personnelles, mais ici, on va plus loin dans cette idée : on assume pleinement notre « bordel intérieur » et on essaie d’en faire quelque chose qui puisse parler à tout le monde. C’est vraiment ça, l’idée de cet album.
Pour l’enregistrer, vous avez notamment passé une dizaine de jours à Motorbass, lieu chargé d’histoire pour la musique électronique française. Qu’est-ce que ça représente pour vous ?
Théo : On en rêvait. Quand on nous a proposé plusieurs studios, il y avait Motorbass. Sur le papier, entre le planning, le coût et toute la logistique, ça semblait presque impossible. Mais on s’est dit : « Pourquoi pas ? »
Le studio est assez sélectif : ils ont écouté notre musique et nous ont finalement proposé de nous accueillir. Quand ça s’est concrétisé, on est arrivés comme des gamins. Il faut dire que beaucoup de musiques qui nous ont construits ont été enregistrées là-bas : Music Sounds Better With You de Stardust, de grands albums de Phoenix… Il y a tout un pan de notre culture musicale qui est passé par cet endroit. Pour nous, c’était un peu comme les Eurockéennes : les gamins de treize ans qui rêvaient un jour de vivre ça, et les adultes qu’on est devenus qui y arrivent enfin. C’était assez fou. On avait une dizaine de jours dans un lieu dont on rêvait depuis longtemps. Et, dès notre arrivée, Phoenix était là pour enregistrer. On était immédiatement plongés dans l’histoire du lieu : on les croisait, on discutait un peu avec eux… C’était assez incroyable. Motorbass est vraiment un endroit chargé d’histoire. Il y a toute la French Touch, des artistes comme Sébastien Tellier avec La Ritournelle… Beaucoup de morceaux qui nous ont accompagnés et qui ont, d’une certaine manière, participé à construire Caesaria.
Est-ce qu’il y a eu, pendant cette création, un moment où vous vous êtes dit : « Là, on est en train de faire quelque chose qu’on n’aurait jamais fait avant » ?
Théo : Oui, déjà le fait d’être à Motorbass. Mais il y a aussi eu quelque chose d’assez particulier dans notre façon de travailler. On est arrivés avec beaucoup de choses préparées, mais on n’a pas eu le temps de tout faire comme d’habitude. On avait notamment prévu davantage de temps pour les voix. C’est aussi pour ça qu’on s’est retrouvés ensuite à Los Angeles : on n’avait pas terminé le disque. Ça nous a obligés à travailler différemment et à sortir un peu de notre manière habituelle de faire.
Sur cet album, vous avez travaillé avec Adam Greenspan. Qu’est-ce que vous recherchez aujourd’hui chez quelqu’un à qui vous confiez votre musique ?
Théo : Plusieurs choses. Déjà, une vision qui « feat » avec la nôtre, mais qui nous emmène là où on ne serait pas allés seuls. C’est un vrai travail de confiance. On sait qu’on a besoin d’un driver, d’un vrai réalisateur. On a des idées très précises, mais parfois, le petit supplément d’âme que va apporter le réalisateur, c’est ce qui fait passer un album de « c’est cool » à quelque chose de vraiment fort. On devait bosser avec lui en 2019, mais ça ne s’était jamais fait à cause du Covid et de toutes les complications de cette période. Puis on s’est rappelés en 2025, notamment sur Instagram, et on s’est dit : « Vas-y, on peut peut-être réussir à le faire venir à Paris. »
Il a une approche très new wave de la musique et on voulait absolument cette approche-là pour cet album : quelque chose de pop et de new wave. On a donc énormément échangé en amont pour être bien en accord sur ce qu’on voulait. Puis, pendant les sessions à Motorbass et à Los Angeles, on s’est rendu compte qu’il avait les manettes, mais qu’il savait exactement quel vaisseau il pilotait. Du coup, nous, on pouvait se laisser aller. Se concentrer sur la musique et la composition, sans forcément avoir en permanence des réflexions de production. Et c’était assez fou. Je pense que c’était exactement ce qu’on recherchait : quelqu’un qui nous emmène là où on ne serait pas allés seuls.
Faire entrer un regard extérieur dans un groupe qui se connaît depuis vingt ans, c’est aussi une manière de bousculer les habitudes ?
Théo : Oui. Et aussi de prendre des risques. Mais c’est très risqué, justement, parce que si tu mets la mauvaise personne, tu peux te retrouver avec trois gars qui ne sont plus en accord avec ce qu’ils sont en train de produire.
C’était notre vraie problématique : trouver quelqu’un qui comprenne la destination du disque. J’ai eu des heures et des heures d’appels avec lui pour lui expliquer ce qu’on avait envie de faire, parce qu’il y a pas mal d’histoires de groupes et d’artistes qui se retrouvent embarqués dans une production où ils perdent le contrôle, et finalement se retrouvent avec un album qui ne leur ressemble plus. C’est le vrai risque. Mais le risque positif, c’est aussi de se dire : si tu fais confiance à quelqu’un et qu’il t’emmène exactement là où il faut, alors c’est gagné. Et nous, en tout cas, en tant que musiciens, on est vraiment très heureux de ce qui s’est passé. On n’a jamais autant travaillé ou réalisé un disque de cette manière.
Vous pensiez faire dix titres en dix jours… et vous vous êtes retrouvés avec beaucoup plus de matière.
Théo : Oui, ça a un peu débordé ! On avait l’habitude de fonctionner comme ça : douze titres, douze jours. Un morceau par jour. On préparait énormément les choses en amont, avec beaucoup de travail et d’amour, et jusque-là, ça fonctionnait. Mais là, il a fallu plus de temps.
Vous êtes aussi trois amis qui construisent un projet ensemble depuis longtemps. Comment fait-on pour gérer les désaccords, les conflits ou les frustrations quand l’enjeu est à la fois artistique et profondément humain ?
Théo : Je pense que le plus important, c’est de parler. De communiquer. Parce que parfois, tu ne sais pas vraiment ce que l’autre vit à côté de toi. On est toujours embarqués dans énormément de choses. On a tous des rôles ensemble, mais aussi dissociés, et chacun s’occupe de beaucoup de choses. Tu ne te rends pas forcément compte que l’autre est fatigué, qu’il a envie de quelque chose ou qu’il traverse un moment compliqué. La vraie clé, c’est vraiment de se parler et de s’écouter. D’avoir un peu d’empathie. Parce que la vie d’un artiste en 2026, c’est beaucoup de musique, mais c’est aussi beaucoup de « pas-musique ». Tu viens de finir de tourner et on te demande directement de recomposer, de faire du TikTok, de faire plein de choses… À un moment, tu peux te demander : « Mais qu’est-ce que je fais ? ». Et parfois, tu as simplement besoin de regarder l’autre et de lui demander : « Ça va, toi ? ». Et c’est bien d’en parler. De se dire : « Là, c’est peut-être trop. » Nous, vu que ça fait vingt ans qu’on se connaît, on a cette chance de pouvoir aussi se parler assez franchement. Alors parfois, ça laisse des plumes, on se prend la tête, il y a des discussions houleuses. Mais au moins, on dit les choses et on ne s’en veut jamais. Donc ça, c’est cool.
Après avoir beaucoup voyagé, est-ce que jouer à Strasbourg conserve une saveur particulière ?
Théo : Oui, évidemment. La Laiterie, c’est vraiment notre deuxième maison. On a récemment fait La Poudrière à Belfort, qui était complète quelques jours avant. C’était un rêve pour nous parce que c’est là qu’on est montés sur scène pour la première fois. On s’était dit : « Un jour, on la remplira. » Et on l’a fait. La Laiterie, c’est autre chose. Le premier concert que j’ai vu là-bas, c’était The Bloody Beetroots, puis Skindred… Il y avait tellement de groupes qui nous ont marqués. On prenait le train depuis Belfort pour venir voir ces concerts. On se disait : « Putain, un jour, on y sera. » Et maintenant, on y est, on est à l’affiche. Donc forcément, ça a une saveur hyper particulière. Encore une fois, c’est un peu l’enfant de quinze ans en nous qui ressort. On est juste hyper contents. Et on a vraiment hâte que ça se passe.
Dans vos titres, on retrouve souvent cette ouverture au monde, cette envie d’ailleurs, mais vous restez aussi très attachés à vos racines. Est-ce que Caesaria se nourrit autant de l’envie d’aller voir ailleurs que de l’attachement aux lieux et aux personnes qui vous ont vus naître ?
Thomas : Oui. On a envie d’explorer le monde avec le groupe, de jouer dans d’autres pays, mais on est aussi très fidèles à nos équipes. Donc on embarque tout le monde avec nous. On essaie de travailler le plus longtemps possible avec les gens. Quand quelqu’un rentre dans notre cercle, on essaie de faire en sorte que ça fonctionne le plus longtemps possible. Parfois, ça ne fonctionne plus, évidemment, mais on est vraiment dans cette logique. On a envie d’avoir quelque chose d’international, mais avec tout le monde.
Vous écrivez et chantez en anglais. Est-ce que cette langue vous permet aussi une forme de liberté ou de désinhibition dans l’expression du désir, du coup de foudre, de l’abandon ?
Théo : Oui, il y a de ça. Mais il y a aussi vraiment le côté international. On chante en anglais pour ça. Et puis tous les artistes qui nous font rêver et vibrer depuis des années et des années chantent en anglais. Ça fait forcément partie de notre culture. Moi, j’adore écrire en anglais pour le côté très immédiat de la langue et des sonorités. J’aime aussi beaucoup travailler avec des auteurs anglo-saxons, leur façon de réfléchir, leur manière d’aborder les mots. Il y a toutes ces raisons-là. Et nous, on adore ça.
Vos influences musicales ont-elles évolué au fil des années ou certaines obsessions restent-elles intactes ?
Thomas : Christophe Willem, Double jeu, depuis vingt ans (rires). Ça évolue, mais il y a de grandes références qui restent et qui ne bougeront probablement pas.
Théo : Pour ce nouvel album, on s’est vraiment replongés dans la new wave et aussi dans la French Touch. On allait chercher des groupes comme Depeche Mode, New Order, Talking Heads, mais aussi des choses plus récentes comme Phoenix, Foals. Ce sont vraiment des références qui constituent les bases du groupe. Des choses qu’on a toujours écoutées. Après, évidemment, on se nourrit de ce qui se fait dans le monde, de ce qui se passe dans la musique aujourd’hui. Mais on reste très attachés à ces fondations.
Votre musique est très physique, très liée au mouvement. Est-ce que pour vous une chanson est réussie lorsqu’elle provoque d’abord quelque chose physiquement, avant même qu’on en comprenne les paroles ?
Théo : Je ne pense pas que ce soit aussi simple, parce que ça dépend des chansons. Mais dans le groupe, on aime beaucoup le groove. On se prend énormément la tête sur la batterie, sur la rythmique. Ce n’est pas juste un soutien de la chanson : ça fait vraiment partie intégrante de ce qu’on aime créer. Donc oui, je pense que ça passe beaucoup par le corps. Mais une chanson peut aussi être physique sans forcément être liée au mouvement. Ça peut être ce que tu ressens, quelque chose qui te donne des frissons, qui te bouleverse physiquement. Nous, on aime particulièrement ça parce que c’est ce qu’on recherche dans le club rock : cette musique qui devient réelle sur scène. Au concert, il n’y a quasiment personne qui reste statique. Parfois, les gens ne nous regardent même plus parce qu’ils sont simplement en train de faire la fête ensemble. C’est exactement ça qu’on cherche : le désordre ensemble.
Si vous deviez faire découvrir Strasbourg à quelqu’un qui ne la connaît que par le marché de Noël et la cathédrale, où l’emmèneriez-vous ?
Théo : À La Laiterie, déjà, le 1er octobre !
Thomas : Mais vraiment, à La Laiterie. C’est une zone où on vit tous les jours, donc forcément, on y emmènerait quelqu’un voir un concert. Aller boire un verre à la Péniche Mécanique. Se poser au parc de l’Orangerie.
Théo : On ne va jamais au parc de l’Orangerie.
Si vous pouviez vous retrouver face aux adolescents que vous étiez au moment de votre rencontre, qu’est-ce que vous aimeriez leur dire ?
Théo : Qu’est-ce que c’est que cette coupe de cheveux ? (rires).
Thomas : D’y croire. Et de ne pas lâcher.
Théo : Regarde, on est toujours là.
Et si vous pouviez organiser votre propre festival, où aurait-il lieu et quelle serait la programmation ?
Théo : On l’a déjà un peu fait il y a quelques années avec les Club Rock Nights, autour du deuxième album. On avait fait ça au Havre, à Paris, à Strasbourg… Donc je pense que ce serait dans cette vibe-là : une musique entre new wave, rock électronique, post-punk, dance-punk… Toutes ces influences. On mettrait Depeche Mode, évidemment. The Cure, LCD Soundsystem, New Order aussi. Peter Hook. On mettrait aussi des groupes plus récents.
Et ce serait où ?
Thomas : En extérieur. Parce qu’on a fait des festivals et qu’on a grandi avec les Eurockéennes. Alors pour nous, un festival, c’est forcément de l’herbe sous les pieds. Et de la boue. Dans un parc.
Le parc de l’Orangerie.
Théo : Mais oui ! Le parc de l’Orangerie, ce serait pas mal. On pourrait mettre une scène sur l’eau.
Interview réalisée par Emma Schneider le 7 septembre 2026. Caesaria sera en concert à la Laiterie à Strasbourg le 1 er octobre prochain.
Crédit photos : Grégory Massat – Caroline Gife







