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Robert Guédiguian : « Je veux aller voir ce qu’il se passe sous la surface des choses. » »

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Dans Une femme d’aujourd’hui, Robert Guédiguian suit Juliette, une jeune femme brillante et ambitieuse, qui a su s’imposer professionnellement et cultive son indépendance. Alors qu’elle semble maîtriser le cours de son existence, une agression sexuelle vient bouleverser ses certitudes et fragiliser son rapport au monde qui l’entoure. À travers son parcours, le cinéaste marseillais explore les mécanismes du consentement, les violences institutionnelles et le regard porté sur les victimes. Mais le film dépasse largement cette seule question pour interroger aussi le racisme, les rapports de classe et la transmission transgénérationnelle. En faisant dialoguer l’intime et le collectif, Robert Guédiguian dessine le portrait d’une société traversée par les inégalités et les préjugés, sans pour autant renoncer à la solidarité ni à la possibilité de se reconstruire ensemble. Rencontre.

Dans le film, Juliette semble avoir construit sa vie autour d’une grande autonomie : son quotidien, son travail, ses relations et sa sexualité. L’agression vient brutalement rompre cet équilibre. Avez-vous pensé cet événement comme une rupture particulièrement brutale dans le sentiment de maîtrise qu’elle avait sur sa vie ?

Robert Guédiguian : Oui, mais je pense surtout qu’il fallait montrer que cette maîtrise était en partie une illusion. Juliette semble maîtriser sa vie, mais, au fond, elle reste traversée par des hésitations et des contradictions. Elle ne sait pas toujours très bien où elle en est. Elle est notamment prise entre le monde dont elle vient et celui dans lequel elle vit désormais. Au début du film, son travail dans la finance est assez abstrait : il y a des chiffres, des manipulations, des mécanismes qui semblent lui plaire. Mais derrière ces chiffres, il y a des réalités humaines, des noms, des vies qui se dégradent. Peu à peu, tout ce vernis se fissure. Il en va de même pour sa liberté personnelle, notamment sexuelle. Juliette est libre de son corps, de ses désirs, de ses choix. Elle semble pouvoir décider de ce qu’elle veut, avec qui et quand elle le veut. Mais toute cette construction va s’effondrer. C’est aussi ce que l’agression vient révéler : une partie de ce que nous croyons maîtriser dans nos vies repose sur des équilibres beaucoup plus fragiles qu’on ne le pense.

Vous avez justement fait de Juliette une femme très libre sexuellement. C’était important de distinguer clairement cette liberté du consentement, et de rappeler que le désir ne vaut jamais autorisation ?

Robert Guédiguian : Absolument. Il faut montrer que la violence sexuelle n’est jamais la faute de la victime. Une victime a le droit de faire ce qu’elle veut de son corps, de s’habiller comme elle le souhaite, de sortir dans la rue comme elle l’entend. Cela ne donne à personne le droit de l’agresser. Lors du tournage de la scène où cet homme s’en prend à Juliette, nous avons réalisé plusieurs versions. Au départ, il essaie de l’embrasser. Dans celle que nous avons conservée, elle l’embrasse un peu. Elle ne sait pas encore exactement ce qui peut se passer ; cet homme ne lui déplaît pas nécessairement, et quelque chose pourrait éventuellement naître entre eux. Mais cela ne lui donne aucune autorisation d’aller plus loin. C’est précisément là qu’il faut placer la limite. Ce n’est pas parce qu’une femme embrasse un homme qu’il peut lui sauter dessus deux minutes plus tard. Dans la scène, Juliette le repousse et lui dit non. Cela devrait suffire. Il faut pouvoir s’arrêter là, tout simplement. Il ne s’agissait donc pas de faire de Juliette une femme irréprochable, qui aurait adopté tous les bons comportements. Elle a sa liberté, ses désirs, ses contradictions. Rien de tout cela ne change le fait qu’elle n’est pas responsable de ce qu’elle subit.

robert guediguian

Juliette s’est éloignée de son milieu social d’origine. Pourtant, on comprend progressivement que cette trajectoire ne vient pas uniquement de sa propre volonté : ses parents ont beaucoup fait pour qu’elle réussisse et qu’elle puisse accéder à une vie plus confortable. Sa mère semble néanmoins éprouver une forme d’amertume face à cette réussite. Comment avez-vous pensé cette contradiction ?

Robert Guédiguian : Il y a beaucoup de travaux sur cette question du changement de classe sociale. Les parents souhaitent souvent que leurs enfants exercent un autre métier qu’eux, qu’ils aient un travail plus confortable, davantage d’argent et, en somme, une vie meilleure. Mais cette ascension sociale peut aussi créer de la distance. Lorsqu’on fait des études, qu’on part vivre ailleurs, qu’on découvre d’autres habitudes, d’autres lieux et d’autres pratiques, on finit par ne plus tout à fait appartenir au même monde. Les parents ne formulent pas nécessairement les choses ainsi, mais cela peut susciter des regrets et des frustrations. Je l’ai vécu moi-même. Lorsque j’ai fait des études et que je suis parti à Paris, mes parents n’étaient pas forcément très heureux de me voir m’éloigner autant. Ce n’est pas nécessairement une réaction consciente ou réfléchie : c’est aussi une question de proximité, de modes de vie et de liens affectifs. La mère de Juliette est traversée par cette contradiction. Elle souhaite que sa fille réussisse, mais elle reste attachée à une vision plus traditionnelle de l’existence : se marier, avoir des enfants, construire une vie stable. Or Juliette ne suit pas forcément ce chemin. Ce qui m’intéresse, c’est que Juliette ne rejette pas ses parents, et que le film ne les rejette pas non plus. Je cherche à comprendre ces personnages, pas à les enfermer dans un discours traditionnel. On voit qu’ils ont du cœur, qu’ils aiment leur fille, même si leurs représentations du monde ne sont pas toujours les mêmes.

Après l’agression, Juliette se tourne immédiatement vers ses parents. Malgré les différences et la distance qui se sont installées entre eux, sa famille demeure un refuge. Était-ce important de montrer que les liens affectifs résistent, même lorsqu’on ne partage plus tout à fait le même monde ?

Robert Guédiguian : Oui, je crois que Juliette reste très liée à sa famille. Elle s’est éloignée par ses choix de vie, son statut social, mais cela ne signifie pas qu’elle a rompu avec les siens. Le film s’intéresse précisément à ces liens qui persistent malgré les différences. On peut ne plus avoir tout à fait les mêmes références ou les mêmes attentes, et continuer à être profondément attachés les uns aux autres. Juliette n’a pas besoin de renier son milieu d’origine pour exister ailleurs.

Il y a une scène particulièrement touchante, juste après l’agression, dans laquelle son père lui offre des canaris. Juliette lui dit que cela lui rappelle les poupées qu’il lui offrait lorsqu’elle était petite, avant d’aller chez le dentiste : « C’était gentil, mais j’avais quand même mal. » Comment est née cette idée ?

Robert Guédiguian : Face à la souffrance de quelqu’un qu’on aime, on est forcément un peu désemparé. Tout ce qu’on fait ne suffit pas. On voudrait consoler, réparer, soulager, mais on sait bien qu’on ne peut pas effacer ce qui s’est passé. Offrir des canaris est un geste tendre, une manière pour le père d’essayer de faire quelque chose. Mais, bien sûr, cela ne peut pas guérir Juliette, surtout quelques jours après l’agression. Je crois que ces gestes ne sont pas inutiles pour autant.  Il y a une forme de douceur dans ces petites attentions, même lorsqu’elles restent impuissantes face à la gravité de ce qui est arrivé.

robert guediguian - grégory massat

Lorsqu’elle décide de porter plainte, Juliette est confrontée à une nouvelle épreuve. Au commissariat, sa parole est immédiatement questionnée et sa manière de réagir lui est reprochée. Vous montrez ainsi qu’après l’agression peut venir une autre forme de violence, institutionnelle cette fois. Était-ce important pour vous de montrer cette réalité ?

Robert Guédiguian : Oui. J’ai beaucoup lu de témoignages et d’articles sur ces questions. Depuis cinq ou six ans, de nombreuses affaires ont été révélées, et cela a contribué à rendre visibles des réalités qui existaient depuis des décennies. Il faut absolument que les choses s’améliorent, pour que la parole puisse se libérer et que les conditions dans lesquelles les victimes sont accueillies ne constituent pas un frein supplémentaire. Les deux policiers que j’ai placés face à Juliette ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes. Mais ils posent des questions précises, et cette manière de procéder peut devenir extrêmement inquiétante pour quelqu’un qui vient raconter ce qu’il a vécu. Le commissariat que nous montrons n’est pas un lieu particulièrement intime. Il y a d’autres policiers autour, qui parlent de choses et d’autres. Juliette doit raconter des événements très personnels à des gens qu’elle ne connaît pas, employer des mots difficiles, parler de son corps et de ce qu’elle a subi. Tout cela est déjà très éprouvant. Il fallait montrer cette réalité, parce que c’est aussi ce qui peut empêcher les victimes de parler ou de porter plainte. 

La scène devient d’autant plus violente que Juliette finit par faire une crise de panique. Sa réaction est très physique, presque insoutenable à regarder. Comment avez-vous travaillé ce moment avec Marilou Aussilloux ?

Robert Guédiguian : Je voulais que l’on comprenne réellement la difficulté de ce qu’elle est en train de vivre. Il fallait que le spectateur ressente le choc, que la scène ne soit pas simplement une succession de questions et de réponses au commissariat. Ce qui est terrible, c’est que la situation finit par se retourner contre elle. On lui reproche d’avoir laissé l’homme dans un certain état, de l’avoir abandonné sur le bord de la route. Cela revient presque à lui reprocher de s’être défendue. Mais alors, que faudrait-il faire ? Ne pas se défendre ? Laisser faire ? C’est précisément ce renversement qui est terrible. Il faut évidemment que les faits puissent être établis et que la justice fasse son travail. Mais il faut aussi comprendre ce que signifie, pour une victime, le fait de venir raconter une agression. Il existe encore beaucoup de difficultés dans la manière dont sa parole est accueillie.

Le film ne se limite pas aux violences faites aux femmes. Le racisme traverse également le récit, depuis les préjugés ordinaires des voisins jusqu’à une escalade qui mène à l’incendie. Vous montrez comment la peur de l’autre peut alimenter des réactions totalement disproportionnées. Pourquoi était-il important d’inscrire cette question au cœur du film ?

Robert Guédiguian : Le racisme et l’immigration sont aujourd’hui des sujets absolument prédominants dans le débat public. On en parle en permanence, dans les campagnes électorales, à l’échelle municipale comme nationale. Il y a même des discours sur la guerre d’Algérie et sur les prétendus bienfaits du colonialisme qui sont inadmissibles. J’essaie toujours, dans mes films, de raconter une histoire particulière pour parler de quelque chose de plus large, de plus général, qui concerne la société tout entière. Je ne veux pas simplement illustrer un discours sur la réalité. Je cherche à raconter une histoire qui permette de la regarder autrement. Pour ce film, je voulais notamment parler des rapports entre les femmes et les hommes, de la question de l’immigration et du racisme. Ce sont des sujets fondamentaux, qui traversent notre époque. À travers le destin de Juliette, je pouvais faire se rencontrer ces différentes questions, sans les traiter séparément. Elles se répondent, se croisent et produisent des situations qui sont parfois beaucoup plus complexes qu’elles n’en ont l’air.

Il y a aussi quelque chose de plus complexe, les préjugés ne viennent pas uniquement de l’extérieur. Au sein même de la Maison, les femmes de différentes nationalités peuvent avoir des réactions de rejet les unes envers les autres.

Robert Guédiguian : Je ne dirais pas que le racisme est une fatalité humaine, parce que ce serait une vision très pessimiste. Mais il est rare qu’une société soit totalement exempte de racisme. Le rejet peut prendre des formes différentes selon les lieux et les populations. Dans certains villages d’Europe de l’Est, par exemple, les habitants ont parfois très peu de contacts avec des personnes d’origine africaine ou maghrébine. Ils vivent dans un environnement relativement homogène, ce qui peut contribuer à façonner leur représentation de l’autre. Ce qui m’a frappé à Marseille, notamment lors de l’accueil des réfugiés ukrainiens, c’est d’entendre certaines personnes s’étonner de la présence importante de personnes arabes dans la ville. Elles arrivaient dans un environnement qu’elles ne connaissaient pas et se retrouvaient confrontées à une réalité sociale très différente de la leur. Ces réactions révèlent à quel point les représentations peuvent être liées à l’environnement dans lequel on a grandi. C’est aussi ce qui m’intéressait dans le film : montrer que le racisme peut s’exprimer jusque dans un lieu comme la Maison, où travaillent pourtant des femmes d’origines diverses, et même au sein d’une famille dont l’histoire pourrait conduire à davantage de compréhension.

Le frère de Juliette étant lui-même dans une situation précaire. On pourrait penser qu’il serait solidaire de personnes qui connaissent des difficultés comparables aux siennes. Pourtant, il leur attribue une part de responsabilité dans sa propre situation. Comment expliquez-vous ce mécanisme qui consiste à désigner un autre responsable plutôt qu’à interroger les causes profondes de sa précarité ?

Robert Guédiguian : Le travail du cinéma consiste précisément à aller voir ce qu’il y a sous la surface des choses. Si je n’ai pas de travail et que je vois quelqu’un d’origine africaine qui travaille, je peux me dire qu’il prend ma place. C’est une lecture immédiate, qui semble évidente si l’on s’en tient à cette situation particulière. Mais si l’on creuse, on découvre toute une histoire : l’histoire coloniale, l’exploitation de la main-d’œuvre immigrée, les mécanismes du capitalisme. On comprend que les choses ne sont pas aussi simples. La réaction qui me semblerait juste serait de se dire : nous sommes tous les deux des travailleurs, mettons-nous ensemble pour lutter contre notre adversaire commun, qui est le capitalisme mondialisé, la finance et les rapports de domination qu’ils produisent. Évidemment, cela ne se passe pas toujours ainsi. Il existe des forces politiques et économiques qui ont intérêt à nous diviser. Lorsque les pauvres se battent entre eux, ce sont finalement les plus riches qui en tirent profit. C’est cette mécanique que j’essaie de montrer. Il ne s’agit pas d’excuser les comportements racistes, mais de comprendre comment ils se construisent et ce qu’ils masquent.

À la fin du film, le père de Juliette dit, en substance, que ce n’est jamais la faute de personne et que tout le monde se considère innocent. Cette réflexion renvoie à la responsabilité collective : comment faire pour que chacun cesse de se penser uniquement comme une victime des circonstances ?

Robert Guédiguian : C’est une question essentielle. Nous sommes tous pris dans des mécanismes qui nous dépassent parfois, mais cela ne signifie pas que nous ne sommes jamais responsables de rien. Il faut essayer de comprendre les situations dans leur ensemble, sans se contenter de désigner un coupable immédiat. Le cinéma peut justement nous aider à déplacer notre regard, à nous demander ce qui se joue derrière les comportements individuels et les conflits apparents.

robert guediguian - grégory massat

Le film révèle également un secret familial : la mère de Juliette découvre que son histoire personnelle repose elle aussi sur une violence dont elle n’avait jamais eu connaissance. Bien qu’elles ne se soient jamais connues, il existe entre Juliette et sa grand-mère une ressemblance physique, mais aussi une forme de continuité dans l’agression qu’elles subissent, les dons qu’elles possédent et certains détails du quotidien. Pourquoi était-il important de raconter cette transmission entre deux femmes qui ne se sont pourtant jamais rencontrées ?

Robert Guédiguian : Je pense qu’il existe des choses qui se transmettent sans être verbalisées. Elles passent presque par capillarité, par la manière dont nous vivons avec les autres, par ce qui se joue dans les relations familiales. On peut transmettre quelque chose sans avoir voulu le transmettre, sans même en avoir conscience. Ce qui m’intéressait, c’était de montrer que certaines violences subies par les femmes se répètent de génération en génération. De mère en fille, de grand-mère en petite-fille, il y a des histoires qui semblent se reproduire, comme si elles relevaient d’une fatalité. La révélation concernant la grand-mère permettait aussi de faire se rejoindre plusieurs des thèmes du film. Cette femme était liée à une histoire de domination sociale, mais aussi à l’histoire coloniale, puisqu’elle avait été victime de violences dans ce contexte. Tout se recoupe : le racisme, les rapports de classe, la domination des femmes et la violence sexuelle. À travers cette histoire familiale, je pouvais montrer comment ces différentes formes de domination s’inscrivent dans le temps. Ce qui bouleverse la mère de Juliette, c’est précisément cette impression que sa fille va revivre ce qu’a vécu sa propre mère. Elle y voit presque une fatalité. Mais le fait de raconter cette répétition permet aussi de la rendre visible, et donc de nous donner les moyens de la regarder en face.

Le titre du film pose une question très large : qu’est-ce qu’une femme, aujourd’hui ? Pourquoi avoir choisi de passer par le destin de Juliette pour y répondre ?

Robert Guédiguian : Je crois qu’une femme incarne les problèmes des hommes, auxquels s’ajoutent ceux des femmes. C’est donc une manière de parler de la totalité des problèmes de notre société. Marx disait que la première oppression de l’homme par l’homme était celle des femmes par les hommes. Je pense que cette question reste fondamentale. À travers le parcours d’une jeune femme aujourd’hui, on peut ainsi faire apparaître des problématiques qui dépassent largement sa seule histoire. C’est ce qui m’intéressait dans ce personnage : faire de son destin particulier un point de rencontre entre plusieurs questions sociales et politiques de notre époque.

Quelques temps après son viol, Juliette rejoint une association qui accueille des femmes ayant elles-mêmes connu des parcours difficiles. Elle y vient d’abord comme bénévole, mais cet engagement devient aussi une manière pour elle de se reconstruire. Pourquoi avoir choisi de faire de ce lieu un espace de réparation ?

Robert Guédiguian : Je pense qu’elle peut retrouver là une forme de cohérence entre sa vie et ce qu’elle cherche désormais à faire. Elle découvre un endroit où elle peut être utile, où elle peut rencontrer des personnes avec lesquelles elle partage certaines expériences, même si leurs histoires sont différentes.Elle ne se tourne pas nécessairement vers une action politique ou humanitaire au sens traditionnel du terme. Elle retrouve plutôt une manière d’être au monde, un lien avec les autres qui lui permet de se sentir davantage à sa place. L’épilogue raconte aussi, à sa manière, un retour vers son milieu d’origine. Juliette a changé, son parcours l’a transformée, mais elle n’a pas besoin de renier d’où elle vient. Elle peut retrouver une forme d’harmonie en renouant avec les autres et en s’engageant à leurs côtés. J’espère que c’est ce que le film transmet : même lorsque les choses semblent s’effondrer, il reste possible de reconstruire quelque chose avec les autres.

agat film

Interview réalisée par Emma Schneider le 8 octobre 2026
Crédit photos : Grégory Massat – http://www.graigue.com – Agat Films

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